Parce que je pense. Et mon front posé contre la vitre gelée de la voiture, j'écoute Björk. Et je pense à toi. Quand tu m'as invité à manger de la Tartiflette avec ton père qui te traitait de cochon. Quand tu me disais que tu m'aimais et que tu le disais parce que tu disais que les filles aimaient bien entendre qu'on les aime. Quand je trouvais l'excuse d'avoir froid aux doigts pour les mettrent dans ton manteau. Quand tu m'embrassais la bouche salée par les chips, ou sucrée pleine de coca ou pendant que le ballon retombait sur le sol. Quand tu jettais le paquet de Cookies encore plein car il ne fallait pas que ta mère le voit. Quand tu m'embettais en Physique Chimie. Quand tu étais dans la poussette et que je te poussais en courant et en riant à perdre haleine. Quand il pleuvait et que sous l'arrêt de bus on attendait tous les deux ta mère. Quand je riais au lieu de t'embrasser. Quand on se cachait derrière ton classeur de Français pour se faire un bisou.
Je pourrais en dire tellement plus. Ce n'est pas controlable. J'aimerai mais ce n'est pas que ça. C'est plus fort que ça. C'est quoi l'amour? J'en sais rien. C'est quoi tout ça? Je ne sais pas. Je ne sais pas si je dois sourire ou pleurer. Les deux. C'est un manque de quelque chose que j'adorais. Je me sentais bien. Oui, bien. Et tous les mauvais souvenirs passent à travers. J'arrive plus à me retrouver maintenant.